Le pénitencier
La loi de 1854 créa les pénitenciers français d’outre-mer.
Aux Saintes, l’Ilet à Cabrit est rapidement choisi comme lieu de détention.
Sur l’Ilet à Cabrit sont construit depuis 1866 deux établissements important : le pénitencier et le lazaret.
Le pénitencier est bâti sur l’emplacement de l’ancien Fort Joséphi
ne.
Sur le pénitencier ne sont dirigés que les détenus condamnés à plus d’un an de prison, à la réclusion et aux travaux forcés ; ces derniers sont évacués sur Cayenne par convois, deux fois par an.
Le pénitencier de l’Ilet à Cabrit a été supprimé en 1902.
Le fort Napoléon
Le Fort Napoléon appelé à l’origine FORT LOUIS entre comme élément principal et essentiel avec le Fort Joséphine dans le système défensif proposé en 1856 par HAMELIN, Ministre de la marine et des colonies.En effet, sur le morne Mire, le gouvernement de Louis XVI fait ériger en 1777 le Fort Louis qui sera achevé en 1779.
Il s’agit pour l’essentiel d’une enceinte de maçonnerie en mortier de terre grasse, pauvre en armement. Le Fort Louis n’était en somme qu’une grosse batterie.
Vers 1805, le Fort Louis devient le Fort Napoléon.
Le Fort Napoléon qui a conservé le nom attribué en 1805, a été édifié en deux temps, de 1845 à 1849, puis de 1857 à 1867.
Le Fort est un ouvrage édifié selon les principes de VAUBAN, c’est-à-dire qu’il épouse l’assiette du terrain et propose comme élément principal de défense un front bastionné.
Le Fort napoléon n’a jamais été utilisé à des fins militaires. Le Fort ferme ses portes au moment du départ de la garnison (1889) et du retrait de la compagnie de discipline (1890).
Entre 1940 et 1942, le Fort Napoléon revit sous les ordres du Capitaine SABINE.
SORIN, Gouverneur de la Guadeloupe, y fait interner une centaine d’italiens vivant en Guadeloupe et parmi eux Paul VALENTINO.
Le Fort Napoléon a été classé parmi les monuments historiques par arrêté ministériel du 15 décembre 1997.
La batterie Caroline
Située au morne Morel pour assurer la défense de la baie de pont-pierre, elle se compose de magazins à poudre et d’un espace de tir pouvant accueillir 3 canons ou mortiers.
En 1805, FORTIN chef de bataillon du génie cite la redoute du Prince Joseph au morne Morel qui est en construction.
Pour compléter le système défensif des Saintes, d’autres batteries ont été construites :
- La batterie de vieille anse à Marigot
- La batterie du bourg sur le morne en face de la maison bateau
- La batterie de l’anse à cointre à pain de sucre
Une architecture caribéenne typique
C'est l'un des traits particuliers du patrimoine architectural saintois auquel veille particulièrement la commune: la préservation du style caribéen à travers les temps.
Qu'il s'agisse de simples cases ou de véritables "habitations", l'harmonie des couleurs et des matériaux donne au bourg un caractère intemporel mis en avant par de nombreux guides.
L'église et ses cloches
L’église de Terre de Haut, dédiée à la Vierge Marie, a été baptisée, Eglise Notre Dame de l’Assomption.
Construite au XIX siècle, elle est inscrite sur l’inventaire supplémentaire des
monuments historiques par arrêté ministériel du 31 décembre 1979.
LES CLOCHES DE LA PAROISSE DE TERRE DE HAUT

1ère cloche :
Fait par VILLAIN, fondeur au Havre, le 10 avril 1820.
Cloche à vis :
Donnée par Monsieur LASSERRE, sous commissaire de la Marie Maria Victoria, ASTIER fondeur à Nantes en 1884.
3ème cloche :
Je m’appelle Maria Antonia, j’ai été fondu pour la paroisse de Terre-de-Haut Guadeloupe sous l’administration de Monsieur Charles FOY, Maire et de Monsieur RUFFIN, Curé. Ferdinand FARNIER, fondeur à Robecourt (VOSGES).
4ème cloche :

Après la reconstruction du clocher suite au séisme de 2004, la 4ème cloche de l’église offerte par la commune a été baptisée par Monseigneur CABO, le 23 avril 2006 et mise en place la même année.
La batterie de la tête rouge

La batterie de la tête rouge a été édifiée en 1869 / 1870 sur une petite élévation volcanique (28 m).
Elle est essentiellement composée de deux faces maçonnées tournées vers la mer.
La première regardant la passe de la Baleine mesure 28 mètres de long et porte quatre pièces d’artillerie comme la seconde, longue de 34 mètres et orientée vers le Pain de Sucre le corps de garde, est prévue pour 40 hommes et équipée de caves contenant les approvisionnements de l’artillerie (2m40 de hauteur sous clé).
L’ensemble est complété par quatre magasins à poudre voûtes, deux sur chaque face, protégés par un massif d’un mètre de terre.


Une rose des vents datant de 1940
La maison bateau

Terre-de-Haut est une île de marins où même les maisons s’ancrent sur le rivage,la plus orgueilleuse entre toutes, celle où habite le médecin adopte la forme d’une proue de bateau.
Cette maison construite par Adolphe CATAN, célèbre photographe guadeloupéen, a été inaugurée en 1942 et porte le nom de « Bateau des îles ».
Cette maison a été donnée à la commune par la famille CATAN, à condition qu’elle devienne la résidence du médecin en poste sur l’île.
Le cimetière
Dans le cimetière de grande anse, si cher aux cœurs des marins, les monuments funéraires des familles saintoises côtoient les petits monticules de terres décorés de conques de lambis où reposent des matelots français de la Royale.
Un monument dédié aux marins disparus en mer se dresse entouré de filaos. C’est ici que l’île se retrouve pour la veillée de la Toussaint, parmi les centaines de bougies qui scintillent sur les tombes dans la plus pure tradition antillaise.
A quelques pas de là, la plage de grande-Anse, offre son long ruban de sable doré.
Une terre de contraste, une terre d'audace...

Terre de Haut est une terre de contraste, son histoire en témoigne.
Les marins - et Dieu sait que les Saintes en ont compté et en compteront toujours en nombre - sont par nature ouverts aux horizons nouveaux et donc aux autres.
S’ils se nourrissent de ce que ces derniers ont de meilleur, ils savent en retour leur offrir le meilleur d’eux-mêmes.
Ce métissage est une grande richesse pour notre communauté. Notre patrimoine, notre culture, notre urbanisme, nos traditions, notre économie et même notre cuisine, mêlent harmonieusement les sources, les inspirations.
Ainsi va la vie à Terre de Haut, dans un environnement naturel parfois difficile, dans un contexte administratif souvent complexe, dans un espace géographique et économique toujours exigeant.
Si l’insularité est une contrainte, la double insularité est un véritable défi qu’il faut relever au quotidien.
C’est la raison pour laquelle Terre de Haut est aussi une terre d’audaces.
Inventaire patrimonial...
Peu de territoires aussi exigus (un peu plus de cinq kilomètres carrés) peuvent se prévaloir d’un patrimoine aussi riche.
L’histoire et la situation stratégique de Terre de Haut lui ont tout d’abord offert un patrimoine militaire avec le Fort Napoléon (classé monument historique) renforcé de «batteries»disposées en différents points de l’île (Tête Rouge, Vieille Anse, Anse Mire, Fort Caroline, Fort Joséphine, l’Ilet à Cabrit, la Tour de la Vigie, le Pain de sucre).
Le patrimoine commémoratif est quant à lui constitué, outre le monument aux morts, d’une stèle élevée à la mémoire des marins-pêcheurs disparus en mer (couverture), et d’une seconde stèle célébrant le 350ème anniversaire de la fondation de Terre-de-Haut.
L’Église de la commune dont la façade est elle aussi classée monument historique, le Calvaire et la Chapelle des marins d’une part, le cimetière d’autre part figurent à l’inventaire du patrimoine religieux de Terre de Haut.
On ne peut pas manquer de rattacher au patrimoine religieux les célébrations cultuelles et traditionnelles de la communauté saintoise telles que la bénédiction des maisons, la bénédiction des bateaux, la bénédiction de la mer le 16 août, les veillées mortuaires, la procession religieuse et les chants religieux.
L’habitat traditionnel saintois constitue un volet important du patrimoine architectural de l’île. Quel guide touristique ne vante pas l’attention que les résidents portent à leur cadre de vie...
Si les cases disparaissent peu à peu sous l’effet des colères du temps, la commune veille à la cohérence de l’ensemble de l’habitat dans le bourg au travers des règles de son PLU .
Personne ne saurait se plaindre de l’harmonie du résultat : couleurs pastels, frises ornementales, types de toitures unifiées. La municipalité donne l’exemple avec la restauration de l’ancienne gendarmerie qui accueille désormais l’Office Municipal du Tourisme sur la place du débarcadère.
Parmi les édifices civils remarquables, on notera, à la limite du bourg et de l’anse Mire, le bateau des iles (1942), construction en forme de proue de navire « Maison Bateau » et son pendant dans le bourg, à droite du débarcadère, la villa Electra au style art deco dont on dit qu’elle en forme la poupe...D’autres demeures du bourg présentent un fort intérêt architectural comme la maison Jean Calo (début XIXème), la maison Procida (XIXème)
On ne peut enfin évoquer le patrimoine saintois sans mettre en avant la construction navale et la fameuse saintoise traditionnelle à rames puis à voile, embarcation d’abord utilisée pour le transport des personnes et des marchandises et aujourd’hui les loisirs en régate.
C’est aussi une embarcation que tous les pêcheurs caribéens utilsent quotidiennement.
































































































